D'infirmière en gériatrie à formatrice ESSMS : mon parcours
Avant de former des équipes, j’en ai fait partie. Pendant quinze ans, j’ai exercé comme infirmière au CHU de Lille, puis en libéral auprès des patients à domicile, avant de devenir coordinatrice, chargée de missions régionale, puis ingénieure en santé publique.
Ce parcours m’a amenée à fonder en 2023, pour transmettre ce que le terrain m’a appris : comment travailler en ESSMS avec rigueur, bientraitance et sens des responsabilités. Je suis certifiée Qualiopi (ICPF) et certifiée Afnor en tant qu’intervenante de l’évaluation des ESSMS selon le référentiel HAS. J’interviens dans les Hauts-de-France, en Île-de-France et sur l’ensemble du territoire.

Comprendre le terrain avant de former
Il y a des choses qu’on ne comprend vraiment que de l’intérieur. La pression d’une nuit de garde en service de gériatrie. La solitude d’un soignant qui ne sait pas comment signaler une situation difficile. Le décalage entre ce que disent les textes réglementaires et ce que vivent les équipes au quotidien. C’est ce que j’ai appris entre 2008 et 2015, au CHU de Lille, dans des services accueillant des personnes âgées en situation de grande dépendance.
Ces sept années m’ont construit un regard que les formations académiques seules n’auraient pas donné : celui de quelqu’un qui a vu, de près, ce que signifie prendre soin avec dignité, et ce que ça coûte quand ce n’est pas le cas. La bientraitance, pour moi, n’est pas un concept. C’est un engagement que j’ai pris à chaque prise en charge, et que je transmets aujourd’hui aux équipes des ESSMS.
En 2015, j’ai choisi de passer au domicile. Pendant trois ans, comme infirmière libérale, j’ai découvert un autre visage du soin : les aidants épuisés, les familles qui bricolent seules, la coordination impossible entre les intervenants. Cette période m’a appris à travailler sans filet institutionnel, et à mesurer ce qui manque quand les professionnels ne sont pas formés aux droits des usagers ou à la détection des fragilités.
De la coordination à l'ingénierie de projets
En 2018, une évidence s’est imposée : pour améliorer les choses, il fallait passer de l’acte de soin à l’organisation du soin. J’ai rejoint le réseau de santé gériatrique EOLLIS comme coordinatrice une fonction pivot, à la jonction des équipes soignantes, des familles et des structures médico-sociales. Pour la première fois, j’ai travaillé à l’échelle d’un parcours, pas d’un patient.
En parallèle, j’ai entamé un parcours universitaire à ILIS, la Faculté d’Ingénierie et Management de la Santé de l’Université de Lille. Une Licence en coordination médico-social d’abord, puis un Master en ingénierie de la santé, spécialité Coordination des trajectoires de santé, obtenu en 2020. Ces études n’étaient pas une reconversion — elles donnaient un cadre théorique et méthodologique à ce que j’observais depuis douze ans sur le terrain.
Mon mémoire de Master portait sur le recours aux soins des personnes sans domicile fixe. Ce n’est pas un sujet anodin pour quelqu’un qui travaillait, à la même période, comme infirmière bénévole chez Médecins Solidarité Lille. Comprendre les publics vulnérables, leurs parcours, leurs droits, les obstacles qu’ils rencontrent a profondément influencé la façon dont j’aborde aujourd’hui la Loi 2002-2 et les droits des usagers dans mes formations.
Après une mission à l’Association Béthanie Saint-Amand (coordinatrice ESPRAD, Douai, 2020-2021), j’ai rejoint la Fédération des acteurs de la solidarité, Hauts-de-France, pendant deux ans comme chargée de missions santé et participation. Un poste régional, transversal, au contact des structures les plus fragilisées du secteur social et médico-social. C’est là que s’est cristallisée ma compréhension des enjeux systémiques : pourquoi les équipes se retrouvent seules face aux obligations réglementaires, et pourquoi la formation continue reste le levier le plus concret pour changer les pratiques.
Transmettre ce que le terrain m'a appris
En septembre 2023, j’ai lancé mon activité indépendante. Non pas pour quitter le secteur médico-social, mais pour m’y investir différemment : en formant des équipes, en accompagnant des établissements dans leurs démarches qualité, et en transmettant à la fois la rigueur réglementaire et le sens humain que ces métiers exigent.
Je propose sept modules de formation continue, tous construits à partir de situations réelles : bientraitance et prévention de la maltraitance (ma thématique phare, adossée aux RBPP de la HAS), droits des usagers et Loi 2002-2, démarche éthique, évaluation des ESSMS, projet d’accompagnement personnalisé, hygiène et risque infectieux, prévention de la perte d’autonomie. Chaque module est personnalisable selon votre contexte d’établissement.
En parallèle, je propose des prestations d’accompagnement direct : auto-évaluation selon le référentiel HAS 2022 sur la plateforme Synae, plan de prévention des risques de maltraitance, mise en œuvre des outils de la Loi 2002-2, plan de gestion de crise et de continuité d’activité.
Depuis septembre 2022, j’enseigne également en tant que vacataire à ILIS Université de Lille. Transmettre aux futurs professionnels de la coordination et de l’ingénierie en santé ce que j’ai appris sur le terrain est une façon de refermer une boucle : celle qui va du soin à la formation, en passant par toutes les étapes intermédiaires.
Mes certifications et garanties
Travailler avec un organisme certifié n’est pas un détail administratif, c’est une garantie concrète pour votre établissement. Voici ce que mes certifications signifient pour vous.
La certification Qualiopi, délivrée par ICPF, atteste que mes actions de formation respectent le Référentiel National Qualité. Concrètement, cela signifie que vos formations sont éligibles aux financements de votre OPCO et aux dispositifs de la formation professionnelle continue. Vous n’avez pas à choisir entre qualité et accessibilité financière.
Ma certification Afnor en tant qu’intervenante de l’évaluation des ESSMS selon le référentiel HAS est plus rare. Elle m’autorise à accompagner des établissements dans leur démarche d’auto-évaluation sur la plateforme Synae, à préparer les équipes aux critères impératifs, et à intervenir dans le processus qui précède la visite d’évaluation externe. C’est une double compétence formatrice ET évaluatrice que peu d’intervenants cumulent.
Questions fréquentes
Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquentes sur les formations, l’évaluation HAS et les obligations réglementaires en ESSMS.
Quelle est la différence entre formatrice et évaluatrice ESSMS ?
La formatrice transmet des compétences aux équipes ; l’évaluatrice certifiée intervient dans le cadre réglementaire de l’évaluation des ESSMS.
] En tant que formatrice, j’aide vos équipes à comprendre et à maîtriser un sujet — la bientraitance, les droits des usagers, le projet personnalisé. En tant qu’évaluatrice certifiée Afnor, j’interviens dans le processus d’évaluation prévu par la HAS : accompagnement à l’auto-évaluation sur Synae, préparation aux critères impératifs, appui à la démarche avant la visite. Ces deux casquettes se complètent : je peux d’abord former vos équipes, puis vous accompagner dans la démarche d’évaluation.
Dans quels types d'établissements intervenez-vous ?
J’interviens dans l’ensemble des ESSMS : EHPAD, MAS, FAM, ESAT, IME, SAVS, SAMSAH et structures d’aide à domicile.
Mon parcours m’a amenée à travailler avec des publics très différents, personnes âgées dépendantes, personnes en situation de handicap, publics précaires. Cette diversité est une force : je sais adapter le contenu et les exemples au contexte spécifique de votre établissement, qu’il s’agisse d’un EHPAD de 80 lits ou d’un petit ESAT.
Intervenez-vous en dehors des Hauts-de-France ?
Oui, j’interviens dans toute la France, en présentiel comme en distanciel.
Basée à Wattignies (59), je me déplace régulièrement dans les Hauts-de-France et en Île-de-France. Pour les établissements situés plus loin, des modalités hybrides ou entièrement à distance sont possibles, sans perte de qualité pédagogique. Contactez-moi pour qu’on trouve ensemble l’organisation adaptée.
Quelle est la différence entre une formatrice et une évaluatrice ESSMS ?
La formatrice accompagne la montée en compétences des équipes ; l’évaluatrice certifiée intervient dans le processus officiel d’évaluation HAS.
Ces deux missions sont complémentaires. Je forme les professionnels sur les thématiques réglementaires (bientraitance, droits des usagers, qualité) ET j’accompagne les établissements dans leur auto-évaluation sur la plateforme Synae selon le référentiel HAS 2022. Ma certification Afnor en tant qu’intervenante de l’évaluation des ESSMS garantit la légitimité réglementaire de cette deuxième mission. Peu d’intervenants exercent les deux fonctions.
Dans quels types d'établissements intervenez-vous ?
J’interviens dans tout type d’ESSMS : EHPAD, MAS, FAM, ESAT, IME, SAVS, SAMSAH, services d’aide à domicile.
Mon expérience couvre les personnes âgées dépendantes (CHU de Lille, puis libéral), les publics précaires (bénévolat Médecins Solidarité Lille, missions Fédération des acteurs de la solidarité) et les structures médico-sociales (coordinatrice ESPRAD, Association Béthanie). Cette diversité me permet d’adapter chaque formation aux réalités de votre établissement.
Travaillons ensemble
Vous êtes directeur d’ESSMS, responsable qualité ou cadre de santé ? Échangeons sur vos besoins en formation, votre préparation à l’évaluation HAS ou la mise à jour de vos outils réglementaires.
Mélanie Marthe | SIRET : 81310251400011 | Wattignies (59139) — Hauts-de-France | Certifiée Qualiopi | Certifiée Afnor Évaluation ESSMS
