Plan de prévention des risques de maltraitance en ESSMS
Je réalise le diagnostic des risques de maltraitance de votre ESSMS, construis la cartographie des risques, formalise ou refonte votre plan de prévention et rédige un protocole de signalement opérationnel. Cette mission répond directement à l’objectif impératif 3.11 du référentiel HAS 2022 – l’un des critères les plus souvent en difficulté lors des évaluations.
Je connais les deux côtés du processus. Je sais exactement ce que l’évaluateur externe va chercher, vérifier et coter lors de la visite.
L'objectif 3.11 HAS : ce que votre ESSMS doit absolument avoir
Le référentiel HAS 2022 impose à tous les ESSMS de définir et de déployer un plan de prévention des risques de maltraitance et de violence (objectif 3.11). Ce n’est pas un critère standard : c’est un critère impératif. Un score inférieur à 4/6 sur cet objectif entraîne la mention explicite de cette insuffisance dans le rapport d’évaluation externe et son signalement à l’ARS.
Dans la pratique, l’objectif 3.11 est l’un des critères impératifs les plus souvent insuffisamment maîtrisés lors des évaluations. Beaucoup d’ESSMS disposent d’une charte de bientraitance et d’un référent bientraitance désigné, mais n’ont pas de plan de prévention formalisé, daté et déployé – ni de cartographie des risques de maltraitance réalisée avec les professionnels. C’est précisément ce manque que je comble.
L’objectif 3.11 couvre deux dimensions complémentaires : la prévention (anticiper les risques avant qu’ils surviennent) et le signalement (réagir efficacement quand un fait de maltraitance est identifié). Ces deux dimensions doivent être documentées, connues des équipes et tracées pour être opposables lors de la visite de l’évaluateur externe.
Objectif 3.11 HAS - Plan de prévention des risques de maltraitance (critère impératif)
L’ESSMS définit, avec les professionnels, un plan de prévention et de gestion des risques de maltraitance et de violence au bénéfice des personnes accompagnées. Ce plan comprend une identification des risques (cartographie), des actions préventives, un protocole de signalement interne et externe, et un suivi régulier par la gouvernance. Critère impératif : score minimal de 4/6 obligatoire. En dessous, signalement à l’ARS.
Gestes brusques lors des soins, contention non prescrite, aides aux transferts sans formation
Ton autoritaire, injonctions, mises en échec, isolement de la personne, non-écoute
Défaut de soins, repas non proposés, hygiène non assurée, manque de stimulation
Gestion des effets personnels, argent de poche, accès aux biens
Actes sans consentement lors des soins intimes, commentaires déplacés, exhibition
Traitements différenciés selon l’origine, la religion, le handicap ou l’orientation
Conflits entre résidents, violences entre pairs, atmosphère anxiogène
Cartographie des risques de maltraitance : méthode et livrables
Définition : cartographie des risques de maltraitance
La cartographie des risques de maltraitance est un outil de management des risques qui identifie, classe et priorise les situations susceptibles de générer de la maltraitance dans un ESSMS. Elle distingue les risques liés aux professionnels (pratiques inadéquates, épuisement, isolement), les risques institutionnels (organisation, culture, management) et les risques environnementaux (locaux, dotation). Elle constitue le socle du plan de prévention prévu par l’objectif 3.11 du référentiel HAS.
La cartographie des risques de maltraitance n’est pas un document produit en chambre par la direction. Pour être valide aux yeux de l’évaluateur HAS, elle doit avoir été construite avec les professionnels – ce point est explicitement mentionné dans le libellé du critère 3.11. La méthodologie que j’utilise repose sur des temps d’échange collectifs avec les équipes, une grille d’analyse des risques par type de maltraitance et une cotation probabilité/gravité qui permet de prioriser les actions de prévention.
La maltraitance institutionnelle : le risque le plus souvent sous-évalué
Quand on parle de maltraitance en ESSMS, on pense d’abord aux actes individuels : un geste brusque, une parole blessante, un soin imposé. Mais la maltraitance institutionnelle émerge des pratiques collectives, des organisations rigides, des cultures professionnelles qui s’opposent aux droits des personnes sans que personne ne l’ait délibérément décidé.
Horaires de lever imposés sans tenir compte des habitudes de vie, activités programmées sans consultation des résidents, restrictions de sorties non justifiées, formulation des projets personnalisés sans participation réelle de la personne. Ces situations ne relèvent pas de la faute individuelle – elles relèvent du management, de l’organisation et de la culture d’établissement.
La cartographie des risques que je réalise intègre systématiquement cette dimension institutionnelle. Les risques institutionnels font l’objet d’une analyse spécifique et d’actions préventives adaptées, conformément à la définition de la maltraitance du CASF (article L. 119-1) et aux RBPP de la HAS.
Déroulement de la mission en 4 étapes
Diagnostic initial : état des lieux de vos pratiques actuelles
Analyse de vos documents existants (charte de bientraitance, fiches de poste référent bientraitance, comptes-rendus de réunions, FEI des 12 derniers mois). Entretiens avec la direction, les cadres et un échantillon de professionnels. Identification des risques de maltraitance spécifiques à votre structure, votre public et votre mode de fonctionnement.
Construction de la cartographie des risques avec les équipes
Animation d’un ou plusieurs temps collectifs avec les professionnels pour identifier, qualifier et prioriser les risques de maltraitance. Utilisation d’une grille d’analyse probabilité/gravité par type de maltraitance (7 catégories HAS). Production de la cartographie formalisée, datée et signée – élément de preuve direct pour l’évaluateur HAS.
Rédaction du plan de prévention et du protocole de signalement
Sur la base de la cartographie, construction du plan de prévention : actions préventives par type de risque, responsables, échéances, indicateurs de suivi. Rédaction ou refonte du protocole de signalement interne et externe : arbre de décision, circuit d’alerte, modalités de saisie FEI, liens avec l’ARS et le procureur. Mise en conformité avec les exigences de l’objectif 3.11 HAS.
Déploiement et communication auprès des équipes
Présentation du plan de prévention et du protocole de signalement aux professionnels. Formation courte sur les 7 types de maltraitance HAS, les signaux d’alerte et la conduite à tenir. Production d’un support visuel synthétique (affiche ou fiche réflexe) pour affichage obligatoire dans les espaces professionnels.
Les livrables de la mission
État des lieux documenté des pratiques actuelles, des forces et des points de fragilité identifiés lors des entretiens et de l’analyse documentaire.
Document formalisé, daté et construit avec les équipes, identifiant et priorisant les risques par type de maltraitance et par probabilité/gravité. Directement opposable à l’évaluateur HAS.
Plan d’actions priorisé avec actions préventives, responsables, échéances et indicateurs de suivi. Structuré selon les exigences de l’objectif 3.11 du référentiel HAS 2022.
Procédure formalisée et illustrée (arbre de décision) : mise en sécurité, alerte hiérarchique, saisie FEI, signalement ARS et parquet. Adapté aux spécificités de votre établissement.
Support visuel synthétique sur les 7 types de maltraitance, les signaux d’alerte et la conduite à tenir. Destiné à l’affichage dans les espaces professionnels de l’établissement.
Compléter le plan de prévention par la formation de vos équipes
Un plan de prévention formalisé ne suffit pas si les équipes ne connaissent pas les 7 types de maltraitance, les signaux d’alerte et la conduite à tenir. Former vos professionnels en parallèle de la formalisation des outils est le levier le plus efficace pour tenir le critère impératif 3.11 lors de la visite de l’évaluateur HAS.
Ces formations se tiennent en intra-établissement et peuvent être organisées avant ou après la formalisation de votre plan de prévention. Je peux combiner la mission de cartographie des risques et une session de formation pour une approche globale de la prévention de la maltraitance dans votre établissement.
Le protocole de signalement de maltraitance en EHPAD
Un protocole de signalement opérationnel doit être accessible à tous les professionnels – pas seulement rangé dans un classeur qualité. La démarche comprend systématiquement une mise en sécurité immédiate de la personne, une remontée hiérarchique tracée, une saisie dans le dispositif de gestion des événements indésirables (FEI) et, selon la gravité, un signalement externe à l’ARS et/ou au procureur de la République. La traçabilité de chaque étape est un élément de preuve attendu par l’évaluateur HAS.
| Étape | Action | Acteur | Délai |
|---|---|---|---|
| 1 | Mise en sécurité immédiate de la personne accompagnée | Professionnel témoin | Immédiat |
| 2 | Alerte du responsable hiérarchique direct | Professionnel témoin | Dans l’heure |
| 3 | Recueil et consignation des faits (qui, quoi, quand, comment) | Responsable + professionnel | Dans les 24h |
| 4 | Saisie dans le système de gestion des FEI (événements indésirables) | Responsable qualité / direction | Dans les 24h |
| 5 | Évaluation de la gravité et décision de signalement externe | Direction + médecin coordonnateur | Sous 48h |
| 6 | Signalement à l’ARS via le point focal régional (si fait grave avéré) | Direction | Selon gravité |
| 7 | Signalement au procureur de la République (si infraction pénale) | Direction, assistance juridique | Selon gravité |
| 8 | Retour d’information aux équipes et mesures correctives | Direction | Dans le mois |
Définition : protocole de signalement de maltraitance en EHPAD
Le protocole de signalement de maltraitance en EHPAD est une procédure formalisée qui décrit les étapes à suivre lorsqu’un professionnel identifie ou soupçonne une situation de maltraitance. Il précise qui alerter en interne (direction, responsable hiérarchique), dans quel délai, comment protéger la victime, comment consigner les faits et à qui adresser le signalement externe (ARS, parquet, cellule départementale de recueil des informations préoccupantes).
Questions fréquentes sur la prévention de la maltraitance en ESSMS
Comment réaliser une cartographie des risques de maltraitance en ESSMS ?
La cartographie des risques de maltraitance en ESSMS se réalise en trois étapes : identification des risques par type de maltraitance (négligence, physique, psychologique, etc.) avec les équipes, évaluation de chaque risque selon sa probabilité et sa gravité, puis priorisation des actions préventives à mettre en œuvre dans le plan de prévention.
Pour répondre aux exigences de l’objectif 3.11 du référentiel HAS, la cartographie doit être co-construite avec les professionnels – ce point est explicitement mentionné dans le libellé du critère. En pratique, cela passe par des temps de travail collectif (réunions d’équipe, ateliers, groupes de travail) qui permettent d’identifier les risques liés aux pratiques professionnelles, à l’organisation et à l’environnement de l’établissement. La cartographie doit être datée, validée par la direction et actualisée régulièrement – en tout cas avant chaque évaluation externe.
Quel est le protocole de signalement de maltraitance en EHPAD ?
Le protocole de signalement de maltraitance en EHPAD comprend : mise en sécurité immédiate de la personne, alerte hiérarchique tracée, consignation des faits, saisie dans le système FEI, évaluation de la gravité, signalement à l’ARS si fait grave avéré, et signalement au procureur si infraction pénale. Chaque étape doit être documentée.
Le signalement de maltraitance en EHPAD est encadré par plusieurs textes : la loi du 2 janvier 2002, le CASF (article L. 119-1) qui définit la maltraitance, et la circulaire relative aux signalements aux ARS. L’obligation de signalement s’impose à tout professionnel témoin ou ayant connaissance d’une situation de maltraitance, sans attendre la certitude des faits. La protection de la victime prime sur toute autre considération. Un protocole formalisé et connu de tous les professionnels est le meilleur moyen de garantir que cette obligation est respectée dans les faits.
Qu'est-ce que la maltraitance institutionnelle en ESSMS ?
La maltraitance institutionnelle en ESSMS désigne les formes de maltraitance qui émergent de l’organisation, des règles de fonctionnement ou de la culture d’un établissement, indépendamment des intentions individuelles : horaires imposés, restrictions de liberté non justifiées, défaut de participation des usagers à leur projet, pratiques routinières qui ignorent les préférences des personnes.
La maltraitance institutionnelle est souvent la plus difficile à identifier car elle est banalisée par la répétition et rarement reconnue comme telle par les professionnels. Elle est pourtant explicitement mentionnée dans la définition de la maltraitance du CASF (article L. 119-1) et dans les RBPP de la HAS. La cartographie des risques de maltraitance que je réalise intègre systématiquement cette dimension : les risques institutionnels font l’objet d’une analyse spécifique et d’actions préventives adaptées.
Qu'est-ce que le FEI en ESSMS ?
Le FEI (Fiche d’Événement Indésirable) est le document ou outil numérique utilisé dans les ESSMS pour consigner et traiter les événements indésirables, dont les situations de maltraitance avérées ou suspectées. Son utilisation est encadrée par les objectifs 3.12 et 3.13 du référentiel HAS et son suivi est vérifié lors de l’évaluation externe.
La gestion des FEI est un élément de preuve clé lors de la visite de l’évaluateur externe. Il ne suffit pas d’avoir un outil de saisie – l’évaluateur vérifie que les FEI sont effectivement traités, que des actions correctives sont menées, que les équipes sont informées des suites données et que les EIG (événements indésirables graves) sont transmis à l’ARS. La formalisation de ce circuit dans le protocole de signalement et dans le système qualité de l’établissement est un des livrables de ma mission.
Qui peut m'accompagner dans la prévention de la maltraitance en ESSMS ?
CF Santé propose un accompagnement expert en prévention de la maltraitance en ESSMS : diagnostic des risques, cartographie co-construite avec les équipes, plan de prévention conforme à l’objectif 3.11 HAS et protocole de signalement opérationnel. Intervention en intra-établissement dans les Hauts-de-France et au-delà.
Je propose aussi une formation bientraitance et prévention de la maltraitance pour sensibiliser l’ensemble des équipes aux 7 types de maltraitance, aux signaux d’alerte et à la culture bientraitante. Former les professionnels et formaliser les outils de prévention sont deux leviers qui se renforcent mutuellement pour tenir les critères impératifs 3.11 et 3.12 lors de votre évaluation HAS.
Travaillons ensemble
Vous êtes directeur d’ESSMS, responsable qualité ou cadre de santé ? Échangeons sur vos besoins en formation, votre préparation à l’évaluation HAS ou la mise à jour de vos outils réglementaires.
Mélanie Marthe | SIRET : 81310251400011 | Wattignies (59139) — Hauts-de-France | Certifiée Qualiopi | Certifiée Afnor Évaluation ESSMS
